Transports en commun dans la métropole toulousaine

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SOMMAIRE

Dans la ville de Toulouse, 26.2% de la population utilise les transports en commun pour se rendre sur son lieu de travail. C’est 38.2% de moins qu’à Paris (Insee 2014). Toutefois, les politiques publiques de l’agglomération toulousaine s’efforcent de promouvoir des modes de déplacement plus doux et moins polluants.

Le réseau Tisséo

C’est en 2002 que la marque Tisséo s'insère pour la première fois dans le paysage urbain. Depuis cette date, le Syndicat Mixte des Transports en Commun - Tisséo Collectivités - accompagne le développement d’un réseau de déplacements qui inclut toutes les villes de la métropole. L’exploitation commerciale de ce réseau est confiée à une régie qui prend la forme d’un EPIC (Établissement Public Industriel et Commercial) : Tisséo Voyageurs.

Le réseau de transports en commun Tisséo se compose de :

Étant donnée la croissance démographique majeure au sein de l’aire urbaine toulousaine - +18.828 habitants par an depuis 2009 - Tisséo Collectivités mène une politique active de transport urbain. Ce sont les élus du comité syndical qui décident de l’orientation à donner aux modes de locomotion. Ils le font dans le respect d’un Plan de Déplacements Urbains (PDU) qui délimite les ambitions pour les 10 à 15 années à venir.

“Pour contrer l'augmentation du flux des voitures et préserver l'environnement, le renforcement et le développement du réseau urbain deviennent l'enjeu de demain.Le retour du tramway dans l’agglomération ainsi que le projet de 3eme ligne de métro sont la traduction tangible de cette volonté” .

Tisséo Voyageurs > Les 5 missions de Tisséo.

Le Plan Mobilités 2020-2025-2030

Outre son augmentation démographique notable, l’agglomération toulousaine se caractérise par une forte croissance économique et urbaine. Selon les estimations de Tisséo Collectivités, ce sont 500.000 déplacements qui auront lieu chaque jour d’ici 2025. Dans ce contexte, le Plan Mobilités a été mis en place afin d’accompagner le développement cohérent et efficace des infrastructures de transports sur le territoire.

Le Plan Mobilités se décline en plusieurs axes stratégiques donnant lieu à des actions concrètes :

Le Plan de Mobilités 2020-2025-2030 est ancré dans une démarche de gouvernance transparente et partenariale. En effet, ce projet résulte d’une vaste concertation citoyenne qui a débuté en 2015 pour se terminer au cours de l’été 2017. Cette démarche a mis au jour plusieurs ambitions du réseau de transports toulousain. Dès 2020, il sera ainsi question de :

“En France, toutes les agglomérations de plus de 100.000 habitants doivent disposer d’un Plan de Déplacements Urbains (PDU). Ce document cadre, réalisé collégialement, permet de planifier les grandes infrastructures de transports. Le Projet Mobilités valant PDU a pour objectif de développer un réseau de transports performant, innovant, au plus près des besoins des usagers de la grande agglomération toulousaine”.

Projet Mobilités 2020-2025-2030, Tisséo Collectivités.

Le téléphérique urbain sud : mode de transport inédit

À l’horizon 2020, Tisséo Collectivités espère inaugurer un nouveau moyen de se déplacer au sein du territoire : le téléphérique urbain. Ce dernier est prévu pour relier l’université Paul-Sabatier à l’Oncopole via le CHU Rangueil. Ses 3 kilomètres en feront l’un des plus long téléphérique français. Cet équipement hors norme permettra de relier les deux extrémités du réseau en près de 10 minutes : c’est 20 minutes de moins qu’un trajet réalisé en voiture.

Le projet de Téléphérique Urbain Sud se présente comme un mode de transport sécurisé. Pris en charge par Poma, constructeur français connu à l’international, le téléphérique urbain répondra aux critères “débrayable 3S”. Cela signifie qu’il sera composé de trois câbles - deux porteurs et un tracteur - ce qui garantie une fiabilité maximale. La résistance du téléphérique au vent lui permettra de circuler même en cas de rafales à 100km/h.

“Avec le Téléphérique Urbain Sud, Toulouse rejoint le cercle fermé des métropoles d’avant-garde ayant choisi ce mode de transport doux, telles que New-York, Rio, Londres ou Barcelone”.

Jean-Michel Lattes, Président de Tisséo Collectivités

Le téléphérique urbain toulousain, c’est également la promesse d’un transport écologique et d’un environnement préservé. En tant que mode de locomotion propre, il contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, une motorisation électrique rend le téléphérique 30 fois moins polluant que la voiture. Le téléphérique toulousain devrait également se fondre harmonieusement dans son milieu d’une part parce qu’il sera silencieux, et d’autre part du fait de sa faible emprise au sol : seulement 5 pylônes pour 3 km de câble. Ces caractéristiques propres au téléphérique urbain sont une condition favorable à la préservation des zones naturellesaccessibilité du téléphérique pour les personnes à mobilité réduites, les enfants transportés en poussette et pour les usagers munis de vélos.

“Le téléphérique est un mode de transport particulièrement silencieux: l’impact sonore est extrêmement faible (de l’ordre d’une conversation entre deux personnes ou le bruit d’une douche)”.

Mobilités, Le mag’, automne 2018.

La Linéo : plus qu’un bus

Six lignes Linéo sont actuellement en activité dans la ville rose et son agglomération. Leur particularité ? 100% accessible et connectés, ces moyens de transport se veulent plus modernes et confortables que de simples bus.

Ce sont actuellement 325.000 habitants de la métropole qui profitent d’une desserte Linéo. Cela représente 195.000 emplois directement desservis par Linéo. Pour parvenir à ce niveau d’exigence, les voiries toulousaines et des villes périphériques ont été aménagées pour installer des couloirs de bus ainsi que des priorités aux feux.

Depuis sa mise en service en 2013, le réseau Linéo connaît une fréquentation croissante, à l’image du Linéo 1 : +31%. Aussi, d’ici 2020, ce sont 10 lignes de type Linéo qui devraient circuler sur le territoire drainant 110.000 voyageurs par jour. Pour ce faire, un investissement de 80 millions d’euros est nécessaire.

“Ces super-bus plus fréquents, plus rapides et avec une amplitude plus large rencontrent le succès à tel point que des études sont en cours pour étendre plusieurs lignes déjà en service et ouvrir 3 lignes supplémentaires d’ici 2025”.

Mobilités, Le mag’, automne 2018.

Les politiques publiques à Toulouse