*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Face à la crise historique du secteur, c'est le 23 janvier 2026 que Vincent Jeanbrun a présenté le plan Relance logement. Entre objectifs de construction massifs (400 000 logements par an) et nouveau dispositif fiscal d'amortissement, le cadre juridique et financier de l'immobilier neuf est en cours de refonte. Décryptage de ce qui est acté, de ce qui reste à venir, et des impacts concrets pour investisseurs et particuliers.
Une vision politique : 400 000 logements par an d'ici 2030
Après plusieurs années de contraction de l'offre, c'est le 23 janvier 2026 que Vincent Jeanbrun a présenté le plan Relance logement, décrit par l'exécutif comme « un tournant pour le secteur ». L'objectif affiché est de restaurer une dynamique de construction capable de répondre à la demande structurelle, tout en intégrant les contraintes de la transition écologique.
400 000, c'est le nombre de logements neufs que le plan s'engage à produire chaque année pour atteindre l'objectif de 2 millions de logements supplémentaires d'ici 2030.
Sur le plan opérationnel, deux axes sont annoncés : une simplification des procédures d'urbanisme et une révision du zonage national visant à libérer du foncier dans les secteurs les plus tendus. Ces mesures font toutefois l'objet d'ordonnances dont les textes d'application sont attendus au second semestre 2026.
Le levier fiscal : le dispositif « Jeanbrun » et la Loi de Finances 2026
Le changement le plus structurel réside dans le volet fiscal inscrit dans la Loi de Finances pour 2026. La fin des dispositifs de réduction d'impôt de type Pinel y est actée, jugés trop coûteux et peu efficients au regard de la rentabilité réelle pour les investisseurs.
Le mécanisme de l'amortissement pour le bailleur privé
Le nouveau dispositif fiscal de Relance logement 2026 repose sur le concept de « bailleur privé ». Contrairement aux systèmes précédents de type Pinel, il permet aux particuliers de déduire de leurs revenus fonciers l'amortissement du prix d'acquisition du logement neuf. Ce mécanisme, inspiré du régime LMNP mais étendu à la location nue sous conditions, vise à professionnaliser l'investissement locatif résidentiel en traitant l'immobilier comme un véritable actif économique.
Taux d'amortissement : le dispositif distingue trois paliers selon le niveau de loyer pratiqué : loyer intermédiaire (−15 % du marché) → 3,5 % par an, plafonné à 8 000 € ; loyer social (−30 %) → 4,5 % par an, plafonné à 10 000 € ; loyer très social (−45 %) → 5,5 % par an, plafonné à 12 000 €. Le plafond de 12 000 € ne s'applique donc qu'au niveau de loyer le plus social.
Base amortissable : 80 % du prix d'acquisition (hors terrain), dans la limite de deux logements par foyer fiscal.
Traitement du déficit foncier : L'amortissement est imputable sur le revenu global du contribuable, ce qui permet de neutraliser fiscalement une partie significative des revenus fonciers.
Durée du dispositif : S'applique aux logements acquis ou achevés entre le 21 février 2026 (date d'entrée en vigueur) et le 31 décembre 2028. Seuls les logements situés dans des immeubles collectifs sont éligibles (neufs RE2020, ou anciens avec au moins 30 % de travaux permettant d'atteindre un DPE A ou B).
Couverture géographique : Contrairement au Pinel, le dispositif fonctionne sans zonage et s'applique sur l'ensemble du territoire français, avec des plafonds de loyers favorisant les loyers intermédiaires ou sociaux.
Pour les investisseurs, la grande différence avec le Pinel réside dans la logique économique. Là où le Pinel offrait une réduction d'impôt forfaitaire déconnectée de la rentabilité réelle, le système Jeanbrun lie l'avantage fiscal à la situation patrimoniale de chaque investisseur. Le coût budgétaire du dispositif est d'ailleurs estimé à 1,2 milliard d'euros sur sa durée, contre 7,3 milliards pour le Pinel sur dix ans.
Logement social : un objectif de 125 000 unités dès 2026
Le plan intègre également un volet logement social. 125 000 logements sociaux financés en 2026 : c'est l'objectif affiché, accompagné d'une enveloppe de 500 millions d'euros dédiée à compenser la baisse des marges des bailleurs sociaux et à relancer les mises en chantier qui avaient fortement reculé depuis 2023.
Simplification et Urbanisme : déverrouiller l'offre
Foncier indisponible et délais administratifs excessifs : ce sont les deux freins principaux identifiés par le plan 2026. Plusieurs ordonnances de simplification sont prévues, dont la création de « zones à bâtir d'urgence » dans les territoires les plus tendus, où les maires pourront accorder des dérogations réglementaires pour accélérer la délivrance des permis. Sont également prévus la facilitation de la transformation de bureaux vacants en logements et un allègement général des procédures d'urbanisme pour réduire les délais entre dépôt de permis et démarrage des chantiers.
L'objectif est de sécuriser les opérateurs et de réduire les coûts portés par les promoteurs durant la phase de montage des dossiers, afin de limiter la hausse des prix de sortie pour les acquéreurs finaux.
Focus sur l'investissement : 50 000 logements locatifs privés dès 2026
50 000 logements locatifs privés mis en chantier dès 2026 via le nouveau dispositif fiscal : c'est la cible fixée par le plan pour le secteur privé.
Dans la logique portée par ses concepteurs, ce plan marque une rupture avec les dispositifs précédents : l'objectif n'est plus de « payer moins d'impôts » mais de permettre aux particuliers de se constituer un patrimoine avec une fiscalité liée à la performance économique réelle du bien. C'est l'un des points analysés dans notre article sur le dispositif bailleur privé Jeanbrun à Toulouse, qui examine l'intérêt du modèle d'amortissement dans les zones à forte pression foncière.
Rénovation énergétique : remettre les passoires thermiques sur le marché
Le plan intègre un volet spécifique sur les logements énergivores. L'objectif
annoncé est de faciliter les travaux de rénovation énergétique pour permettre
aux propriétaires de passoires thermiques classées F et G de les remettre en
location, avec des financements adaptés pour le parc social.
Depuis le
1er janvier 2025, les logements classés G sont considérés comme non décents et
ne peuvent plus être mis en location ; les logements classés F seront soumis à
la même interdiction au 1er janvier 2028, conformément à la loi Climat et
Résilience du 22 août 2021. Ce calendrier crée une pression concrète sur une
partie du parc privé : selon les données du ministère, l'offre locative a reculé
de 15 % en cinq ans, en partie sous l'effet de ces sorties du marché.
Le plan
Jeanbrun y répond indirectement, puisque l'ancien avec travaux représentant au
moins 30 % de la valeur du bien est éligible au dispositif, à condition
d'atteindre un DPE A ou B à l'issue des travaux.
Transformation de bureaux en logements : un gisement à activer
Face à la vacance croissante du parc tertiaire dans certaines métropoles, le
plan prévoit d'accélérer la transformation de bureaux en logements en simplifiant
les procédures administratives qui l'encadrent.
Cette piste est présentée
comme un levier d'offre complémentaire à la construction neuve, permettant de
mobiliser un parc existant sans artificialisation des sols supplémentaire. Les
modalités concrètes relèvent des ordonnances de simplification dont les textes
d'application sont attendus au second semestre 2026.
Sécurisation des bailleurs contre les impayés
L'un des freins les plus cités par les propriétaires hésitant à remettre un
bien en location est le risque d'impayés. Le plan l'identifie explicitement et
annonce des mesures pour sécuriser les bailleurs privés sur ce point.
Les outils précis n'ont pas encore été traduits dans un texte législatif : un projet
de loi est annoncé pour renforcer la capacité d'action des élus locaux sur les
questions de logement, mais son calendrier reste conditionné à l'agenda
parlementaire du second semestre 2026.
En l'état, les dispositifs existants (garantie Visale, assurance loyers impayés) demeurent les seuls outils
opérationnels pour les bailleurs qui souhaitent se prémunir dès aujourd'hui.
Primo-accédants et Accession abordable
Le PTZ (Prêt à Taux Zéro), prolongé jusqu'au 31 décembre 2027, est désormais élargi pour le neuf à toutes les zones du territoire (A bis, A, B1, B2 et C), y compris les maisons individuelles depuis avril 2025. Les plafonds d'opérations ont été revalorisés de 25 %. Pour l'ancien avec travaux, le PTZ reste limité aux zones B2 et C, avec une exigence de travaux représentant au moins 25 % du coût total et un DPE classe D minimum après travaux.
Mise en œuvre : ce qui est déjà acté et ce qui reste à venir
Il est utile de distinguer les annonces politiques de la réalité réglementaire. En ce mois de mars 2026, la situation est la suivante :
Acté et opérationnel : Le dispositif fiscal d'amortissement (Article 47 de la Loi de Finances pour 2026) est issu de la loi n° 2026-103, promulguée le 19 février 2026 et publiée au Journal officiel le 20 février. Il est applicable aux acquisitions réalisées à compter du 21 février 2026. Aucun décret d'application n'est nécessaire pour son entrée en vigueur immédiate.
Financement débloqué : Les enveloppes budgétaires pour le logement social (500 millions d'euros) sont actées pour l'exercice 2026.
Calendrier législatif : Les ordonnances de simplification administrative et les mesures sur les « zones à bâtir d'urgence » font l'objet de discussions parlementaires finales pour une mise en œuvre au second semestre 2026.
À retenir : Le plan Relance logement 2026 est un pari sur l'offre. En remplaçant les niches fiscales par un modèle économique basé sur l'amortissement et en simplifiant l'urbanisme, l'exécutif espère sortir durablement le secteur de la crise. Pour les particuliers, la clé de la réussite résidera dans le choix de l'emplacement et la performance énergétique du bien, deux piliers du nouveau cadre fiscal.
Sources et références officielles
Légifrance, Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 47. www.legifrance.gouv.fr
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