Action, réaction ! La réactivité des entreprises immobilières et les engagements politiques

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Publié le 27 octobre 2020 par

Caroline Tison Avatar de l'auteur "Caroline Tison"

SOMMAIRE

Le 12 mars 2020, lors d’une allocution solennelle, le Président de la République a annoncé les premières mesures concrètes pour faire face à l’épidémie de Coronavirus. Il a notamment précisé la nécessité de fermer les structures éducatives telles que les crèches, les maternelles, les écoles, collèges, lycées et universités. Dans un même temps, il a appuyé sur l’importance du télétravail pour les entreprises et salariés qui sont en mesure d’adopter ces dispositions. Tout au long de son discours, Emmanuel Macron a tenu à rassurer la population sur le soutien financier que le gouvernement apporterait au monde du travail.

“Nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu'il en coûte, là aussi.”
Adresse aux Français du 12 mars 2020 – Emmanuel Macron

La réaction des professionnels ne s’est pas faite attendre, malgré ces paroles sécurisantes. Très rapidement, les divers secteurs ont mis en place des dispositifs afin de s’adapter à la demande du travail à domicile tout en essayant de préserver la continuité de leurs activités.

Les spécialistes de l’immobilier n’y ont pas dérogé, déployant des ressources d’adaptabilité pour maintenir à flot le bon fonctionnement de leurs entreprises. À Toulouse, les professionnels du secteur ont suivi la tendance en adoptant des méthodes alternatives à celles plus traditionnelles.

Comment le secteur de l’immobilier toulousain s’adapte-t-il ?

Dans une société de plus en plus connectée, les multiples entreprises du bâtiment, les agences immobilières, les études notariales ou encore les structures bancaires ont investi dans leur image numérique. L’immobilier 2.0 a, depuis maintenant quelques années, émergé sur la toile. Véritables vitrines des agences, les sites internet rivalisent de créativité et d’innovation pour proposer aux potentiels investisseurs ou locataires les meilleurs produits du marché. C’est ainsi que le jeu de l’offre et de la demande a pu se développer à travers ces nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La démocratisation d’Internet a permis l’essor des marchés immobiliers et leur expansion tout en facilitant l’accès aux biens, de manière plus rapide et efficace.

Cette amorce de l’immobilier digital a permis à bon nombre de sociétés de se développer et de penser des techniques de vente plus abouties et performantes. Cependant, la crise sanitaire du Covid-19 a obligé ces dernières à déployer d’autres formes de méthodes commerciales afin de pallier une éventuelle crise de l’immobilier faisant suite à la crise économique engendrée par la pandémie du SARS-CoV-2.

Toutefois, certains n’ont pas attendu la crise pour se mettre au tout numérique...

Dématérialiser : la révolution de la profession immobilière

Le secteur immobilier a connu une véritable révolution en entrant dans la modernité et en s’adaptant au contexte numérique. Les métiers du secteur ont vécu une réelle réhabilitation à travers le net et les multiples possibilités qui s’offraient aux professionnels.

Si nous pouvions déjà accéder aux offres immobilières sur leurs sites Internet, les agences ont dû déployer d’autres ressources afin de s’accorder au contexte sanitaire actuel.

La mise en place de dispositifs concrets a notamment donné lieu à la dématérialisation des actes de ventes qui se faisaient encore traditionnellement sur le papier et lors de rendez-vous de visu. Parmi ces nouveaux dispositifs se trouvent :

Si les agents immobiliers et courtiers se mobilisent autour d’investissements numériques, la profession immobilière ne s’arrête pas à ces seuls professionnels. Elle comprend également d’autres acteurs tels que les constructeurs et promoteurs, les études notariales, les syndics de copropriétés, les gestions locatives, les structures bancaires...

Pour ce qui est des notaires, il était déjà possible d’avoir recours à des procurations pour la signature des compromis et actes de vente. Néanmoins, en ce qui concerne l’immobilier neuf, c’était un peu plus délicat puisque ce marché implique des ventes sur plans qui nécessitent un système de visioconférence au cas où les parties ne puissent se déplacer à l’étude.

Le 03 avril 2020, le gouvernement a donc édicté un décret permettant la signature électronique sécurisée pour ce type de vente.

Jusqu'à l'expiration d'un délai d'un mois à compter de la date de cessation de l'état d'urgence sanitaire déclaré dans les conditions de l'article 4 de la loi du 23 mars 2020 susvisée, le notaire instrumentaire peut, par dérogation aux dispositions de l'article 20 du décret du 26 novembre 1971 susvisé, établir un acte notarié sur support électronique lorsqu'une ou toutes les parties ou toute autre personne concourant à l'acte ne sont ni présentes ni représentées.
Extrait de l’ Art. 1 du décret 2020-395 du 03 avril 2020.

Cette dématérialisation facilite et simplifie les actes et étapes traditionnels des ventes immobilières.

Toutefois, l’interdiction des rassemblements édictée par le gouvernement français a contraint au report des assemblées générales des Syndics de copropriétés qui devaient se tenir avant le 20 juin. Sous les conseils avisés de la FNAIM et de l’Unis, le gouvernement, par voie d’ordonnance, a permis de reporter les dates de ces rencontres. Cette ordonnance prolonge également le mandat des Syndics avec un effet rétroactif.

Par conséquent, la dématérialisation ne s’est pas opérée partout. On aurait pu imaginer un système de vote électronique à distance (visio ou audioconférence) pour la tenue des assemblées. Il n’en est rien. En revanche, les conseils syndicaux peuvent, quant à eux, se tenir en téléconférence, comme c’est le cas pour Occimo, une agence de copropriétés toulousaine, situé avenue des États-Unis.

En ce qui concerne la gestion locative toulousaine, si les visites de visu ne sont plus d’actualité, elles peuvent néanmoins s’effectuer de manière virtuelles. De même que pour les paiements, il est possible de régler son loyer par virements bancaires. Les dossiers de candidature pour la location d’un logement sont encore soumis et traités par les équipes. Mais, il faudra patienter pour ce qui est de la remise des clefs, les états des lieux d’entrée et de sortie ainsi que pour les emménagements.

Chez Toulouse IMMO9, comme chez beaucoup d’autres agences, les appels téléphoniques sont transférés sur les téléphones personnels des professionnels qui restent joignables et à l’écoute des locataires et futurs occupants ainsi que des propriétaires.

La FrenchTech toulousaine à l’avant-garde de l’immobilier 3.0

La “French Tech” est le “mouvement français des start-ups". Basée essentiellement sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), cette FrenchTech bénéficie d’un avantage certain en ces temps de crise sanitaire et de confinement : celui d’être déjà organisée autour du digital et de la dématérialisation.

Si l’immobilier était déjà qualifié de 2.0 avec son entrée sur la toile Internet, le 3.0 est d’ores et déjà présent avec une dématérialisation complète via le numérique. La métropole de Toulouse est d’ailleurs à l’avant-garde de cet “immobilier 3.0” avec de nombreuses start-ups qui se concentrent sur l’idée de “PropTech”, pour Property Technology. Cette technologie immobilière met en application les stratégies d’information et d’économie des plateformes numériques aux marchés immobiliers.

La PropTech rassemble en son sein ce qu’on appelle la “smart real estate” qui se définit comme l’ensemble des villes et bâtiments intelligents, la “ConTech” avec les start-ups de la construction, la FinTech – les start-ups de la finance, et l’économie collaborative.

Toulouse comprend un bassin FrenchTech conséquent avec notamment des start-ups qui ont poussé l’immobilier à s’adapter à cette société hyperconnectée et de plus en plus dématérialisée. Ces start-upers n’ont pas attendu la crise sanitaire du Covid-19 pour digitaliser massivement et entièrement la profession immobilière : les bons de réservation sont numériques, les visites sont virtuelles et certaines se déroulent même avec un casque de réalité augmentée. Cet immobilier futuriste est présent dans la ville rose à travers de nombreuses petites entreprises.

À titre d’exemple, Wizi est une plateforme de location immobilière longue durée toulousaine qui a pour objectif de simplifier les démarches administratives des locataires et propriétaires. Elle promet notamment aucun frais d’agence pour les locataires et une garantie de paiement pour les bailleurs, utile lorsqu’on sait que Toulouse compte quelques 100.000 étudiants. La dématérialisation s’effectue surtout autour du contrat et du règlement des loyers mensuels. Les contrats de location et les états des lieux d’entrée sont signés électroniquement avec un horodatage ainsi qu’un certificat électronique.

Quant àFlatlooker, une start-up implantée à Paris, elle a ouvert ses portes à Toulouse récemment, promettant de louer trois fois plus vite et à des prix deux fois moins élevés que les agences traditionnelles urbaines.

"À Toulouse, il y a un fort dynamisme sur le marché locatif. Cinq personnes de notre équipe y ont habité et disposent d'une connaissance fine du marché local", Nicolas Goyet, cofondateur et CEO de Flatlooker.

Le digital, fer de lance des professionnels de l’immobilier 2.0

Nous avons évoqué précédemment la digitalisation des agences immobilières, des études notariales, des Syndics et des gestions locatives. Mais les constructeurs et promoteurs se mettent également progressivement au 2.0. La situation nécessitant une communication claire et transparente, certains promoteurs ont fait le choix d’informer leur clientèle directement via leurs sites Internet ainsi que sur les réseaux sociaux.

Le message est sensiblement le même pour toutes les entreprises : elles assurent la continuité de leurs services, malgré le confinement, via le télétravail.

Le message est commun mais la formule diffère selon les promoteurs régionaux.

On constate une utilisation massive des réseaux sociaux tels que LinkedIn, Twitter ou encore Facebook. Cette crise sanitaire aura poussé les entreprises de l’immobilier et du bâtiment à se mettre à la page du numérique.

Comment la promotion immobilière toulousaine fait-elle face ?

À Toulouse, ce sont 95 % des chantiers qui étaient à l’arrêt suite au confinement ordonné par le gouvernement à partir du 17 mars. Une situation inédite pour la filière du BTP qui emploie environ 35.000 salariés en Haute-Garonne. Si les opérations de maintenance ont été assurées, pour le reste, tout est entre parenthèses.

Les grands chantiers toulousains pâtissent de ce confinement et sont lourdement impactés, tels que le téléphérique dont la mise en service est d’ores et déjà repoussée, ainsi que le MEET, parc des expositions à Beauzelle dont l’inauguration devait se faire en juin 2020.

Vers une reprise progressive des chantiers avec le guide des bonnes pratiques sanitaires ?

Au début du mois d’avril, l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) a publié un guide des bonnes pratiques qui vise à la reprise de l’activité pour les chantiers en cours avec un ensemble de dispositions à respecter.

Parmi ces préconisations se trouvent le respect de la distanciation physique, le port du masque, l’utilisation de gels hydroalcooliques et de lingettes désinfectantes, avec gants et lunettes de protection.

Toutefois, comment respecter ces règles quand la France subit une pénurie drastique de masques et solutions hydroalcooliques ne serait-ce que pour les soignants ?

« On espère pouvoir redémarrer un certain nombres d’opérations dans les quinze prochains jours. On a une analyse au cas par cas. Sachant que le redémarrage se fera de toute manière en mode dégradé. Car pour éviter la co-activité, protéger au maximum nos salariés, il est évident qu’il y a tout un tas de procédures qui vont être mises en place et qui vont nécessairement ralentir la production, et rallonger la durée des tâches », explique Emile Noyer, président de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de la Haute-Garonne (FBTP 31)

En Occitanie, ce sont plus de 20.000 entreprises qui sont spécialisées dans le secteur du BTP. Le Conseil départemental de la Haute-Garonne avait suspendu l’ensemble des 1.200 chantiers en cours liés aux marchés publics et dont la maîtrise d’ouvrage dépendait.

La publication de ce “guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction-Covid-19" permettra une reprise de l’activité, mais elle sera lente et laborieuse. En effet, il s’agira dans un premier temps de mettre en place ces préconisations. Si elles sont claires et précises sur le papier, il reste à les appliquer. Les mesures d’hygiène et de sécurité demeurent contraignantes, d’une part car le matériel sanitaire manque encore (masques, gels hydroalcoolique, gants...), et d’autre part car elles nécessitent une organisation matérielle et logistique particulière (création de points d’eau, mise à disposition de véhicules, etc.). De plus, ces mesures constituent un surcoût pour les entreprises déjà mises à mal par la crise.

Les chantiers pourront donc reprendre mais à un rythme lent. Cette reprise ne sera pas effective dans l’immédiat et, de toute évidence, des retards sont à prévoir, ne serait-ce du fait de l’interdiction de la présence de deux corps de métier différents dans un même lieu.

Les délais seront nécessairement allongés malgré la reprise progressive et en pointillés. On espère tout de même un redémarrage à partir du 20 avril.

La mairie de Toulouse avait demandé l’arrêt total de l’ensemble des chantiers de la ville rose. Néanmoins, la CAPEB Occitanie (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) a précisé que les artisans continuaient d’intervenir chez les particuliers en ce qui concerne les réparations les plus urgentes. Toutefois, ces derniers demandent à leurs clients une autorisation écrite de leur intervention afin de prouver qu’elles ont été demandées.

Les engagements de l’État auprès des entreprises françaises

“Pour la vie économique, pour ce qui concerne la France, aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite. Aucune Française, aucun Français, ne sera laissé sans ressources.” Allocution du Président de la République Emmanuel Macron le 16 mars 2020.

Si, à un niveau national, les entreprises recevront une aide financière conséquente de la part de l’État, chaque région, chaque département et chaque ville s’organisent aussi pour soutenir les professionnels : salariés, employeurs, indépendants.

Toulouse s’organise en soutien des entreprises

À Toulouse, la métropole a débloqué 31 millions d’euros pour venir en aide au monde de l’emploi. À travers divers dispositifs, elle tente de soulager les entreprises qui vont alors pouvoir bénéficier d’un allègement de la fiscalité ou encore d’exonérations de taxes.

Jean-Luc Moudenc organise son plan de soutien financier selon 3 axes :

Le Conseil Départemental de la Haute-Garonne a lui aussi libéré 24 millions d’euros dont 10 millions seront destinés au secteur du bâtiment et des travaux publics.

Parmi ces 24 millions débloqués, une aide de 2 millions d’euros reconductible sera distribuée pour le secteur associatif. 4 millions d’euro sont dédiés à l’indemnisation des transporteurs scolaires et interurbains, de manière mensuelle. Enfin, une avance financière est réservée pour les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur de 7,4 millions d’euros par mois.

Peu après l’allocution du Président de la République du 16 mars, Étienne Guyot, préfet de la Région Occitanie, et Carole Delga, présidente de la région Occitanie, ont annoncé des mesures complémentaires au plan du gouvernement.

Ces mesures d’aide financière seront allouées en premier lieu aux entreprises en difficulté. À l’instar de Muriel Pénicaud, ils encouragent tous deux à poursuivre l’activité professionnelle pour celles et ceux qui le peuvent, afin de ne pas aggraver la situation économique globale du pays.

La région Occitanie apportera par conséquent un soutien financier qui viendra compléter celui de l’État, en participant notamment au fonds de solidarité avec 25 millions d’euros. Par ailleurs, 10 millions d’euros seront alloués aux entreprises ayant été en difficulté suite aux mouvements sociaux de l’an passé (Gilets Jaunes). De même, 13 millions de fonds de garantie sont destinés au Prêt à taux Zéro (PTZ) et 5 millions pour les secteurs associatifs, culturels et sportifs.

Les engagements financiers et juridiques de l’État

“S’agissant des entreprises, nous mettons en place un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien au report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques. Pour les plus petites d’entre elles et tant que la situation durera, celles qui font face à des difficultés n’auront rien à débourser, ni pour les impôts, ni pour les cotisations sociales. Les factures d’eau, de gaz ou d’électricité ainsi que les loyers devront être suspendus.” Allocution du Président de la République Emmanuel Macron le 16 mars 2020.

Le gouvernement, en la personne première du Président Emmanuel Macron, a assuré qu’il mettrait tout en œuvre pour préserver les entreprises, petites, moyennes et plus conséquentes. Des mesures sont d’ores et déjà en place pour les entreprises et leurs salariés, les entrepreneurs ainsi que pour les indépendants.

“Toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité le paiement des cotisations et impôts dus en mars. Nous travaillerons ensuite sur les mesures nécessaires d'annulation ou de rééchelonnement, mais je nous connais collectivement, on prend toujours trop de temps à faire cela. Je veux, pour nos forces économiques, des mesures simples. Les échéances qui sont dues dans les prochains jours et les prochaines semaines seront suspendues pour toutes celles et ceux qui en ont besoin. Nous défendrons nos entreprises de toutes tailles. Nous défendrons l'ensemble des travailleurs et des travailleuses.” Allocution du Président de la République Emmanuel Macron le 12 mars 2020.

Si les professionnels de l’immobilier et du bâtiment ont mis en place une communication digitale via leurs sites Internet et les réseaux sociaux, les acteurs politiques ont également massivement abondé dans ce sens. En témoigne une série de tweets explicatifs du Président afin de rassurer les actifs, en scandant avec fermeté et conviction “L’État vous protège”.

Il reste à savoir si cette longue série de mesures édictées au fil des semaines sera assez performante et efficiente pour permettre à l’économie française - mais aussi mondiale - d’être relancée. Qu’en est-il des marchés immobiliers ? Arriveront-ils à se relever de cette crise sanitaire et économique comme ils ont toujours eu l’habitude de le faire ? À quoi peut-on s’attendre après le confinement en matière d'immobilier toulousain ?

Toulouse est une ville classée en zone B1, zone dite “tendue”, entre une demande immobilière importante et une offre qui tente de la contenter. La tension du marché toulousain s’accroîtra-t-elle ? Rendez-vous dans l’article suivant pour explorer les différents scénarios qui se profilent.

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