*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Le taux moyen sur 20 ans atteint 3,26 % en mars 2026. Pour de nombreux ménages, c'est le moment de trancher : franchir le pas ou patienter quelques mois de plus ? Ce comparatif pose les deux options face à face, critère par critère, sans recommandation, avec les chiffres pour décider.
Le contexte : d'où vient ce taux à 3,26 % ?
Fin 2023, emprunter 250 000 € sur 20 ans coûtait 1 519 € par mois. En mars 2026, la mensualité est tombée à 1 391 €, soit 128 € de moins. Derrière cette baisse, les taux immobiliers sont passés de plus de 4 % à 3,26 % sur 20 ans, sous l'effet d'une politique monétaire de la BCE visant à contenir l'inflation post-Ukraine. Un ménage qui empruntait 250 000 € sur 20 ans en décembre 2023 payait une mensualité de 1 519 €.
Depuis, la BCE a amorcé une détente de ses taux directeurs (ramenés à 2 % début 2026), et l'OAT 10 ans française s'est stabilisée autour de 3,4 % après avoir culminé à plus de 3,6 % fin 2025. Le résultat en mars 2026 : un taux moyen de 3,26 % sur 20 ans pour un profil standard selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, avec des meilleurs profils à 3,00 % et des profils plus modestes autour de 3,37 %.
Repère : Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, la baisse des taux entre fin 2023 (4,20 %) et mars 2026 (3,26 %) représente une mensualité allégée de 128 € par mois, soit une économie de 30 720 € sur la durée totale du crédit.
Option A : acheter maintenant à 3,26 %
Option A : acheter en mars 2026
Taux : 3,26 % sur 20 ans (profil standard, source : Observatoire Crédit Logement/CSA). Meilleurs profils : 3,00 % .
Ce que ça change par rapport au pic de 2023 : À 250 000 € empruntés sur 20 ans, la mensualité est de 1 391 € contre 1 519 € fin 2023. L'économie de 128 €/mois libère 1 536 € de pouvoir d'achat annuel supplémentaire.
Arguments en faveur :
Arrêt immédiat du loyer payé "à perte" : chaque mois d'attente représente un loyer non capitalisé.
Blocage du prix d'achat au niveau actuel, avant toute hausse éventuelle.
Renégociation possible si les taux baissent davantage (les banques acceptent le rachat de crédit sous conditions).
Limites :
3,26 % reste supérieur aux taux plancher de 2019-2021 (1 à 1,5 %). Le coût du crédit demeure significatif.
Si les taux baissent de 0,5 point dans les 12 mois, l'acheteur de mars 2026 aura payé des intérêts légèrement supérieurs pendant cette période (environ 1 000 à 1 500 € d'écart).
Option B : attendre une nouvelle détente des taux
Option B : attendre 6 à 12 mois
Scénario : Parier sur une baisse pour atteindre 2,80 % à 3,00 % sur 20 ans d'ici fin 2026 ou début 2027.
Ce que les données indiquent : L'Observatoire Crédit Logement/CSA et la Banque de France tablent sur une stabilisation des taux à 3,15-3,40 % jusqu'à fin 2026, avec un léger risque de remontée à 3,5 % si l'OAT française se tend à nouveau. Aucun scénario de convergence vers 2 % n'est documenté à court terme par les institutions.
Arguments en faveur :
Si les taux baissent de 0,30 à 0,50 point, la mensualité sur 250 000 € sur 20 ans diminue de 35 à 60 € supplémentaires.
Le temps d'attente peut servir à consolider l'apport personnel.
Dans certains secteurs, les prix pourraient encore légèrement corriger, notamment sur les stocks de T3/T4.
Limites :
Chaque mois d'attente = un loyer payé sans constituer de patrimoine. Pour un loyer de 900 €, 6 mois d'attente représentent 5 400 € non capitalisés.
Les prix immobiliers repartent à la hausse dans plusieurs métropoles (+1,3 % national en 2026). Attendre peut coûter plus cher en prix qu'on ne gagne en taux.
Le risque de remontée des taux est documenté : si l'OAT remonte, les taux de crédit pourraient atteindre 3,4-3,5 % au second semestre 2026.
Les meilleurs programmes disponibles aujourd'hui ne le seront plus forcément dans 6 mois.
Tableau comparatif : les critères de décision
Critère
Option A : acheter maintenant
Option B : attendre
Taux disponible
3,26 % (20 ans, profil standard)
Incertain : 3,00-3,50 % selon scenario
Mensualité (250 k€, 20 ans)
1 391 €
1 332 à 1 432 € (selon taux futur)
Loyers payés pendant l'attente
0 (achat immédiat)
5 400 à 10 800 € (6 à 12 mois à 900 €/mois)
Évolution probable des prix
Prix bloqués au niveau actuel
+1 à +3 % possible à 12 mois
Disponibilité des biens
Stock actuel encore disponible
Stock en réduction (21 mois fin 2025, résorption en cours)
Risque de taux
Renégociation possible si les taux baissent davantage
Possible remontée à 3,5 % si l'OAT remonte
Profil adapté
Projet mûr, bien identifié, capacité d'endettement solide
Apport insuffisant, secteur en suroffre, situation professionnelle incertaine
Exemples illustratifs : deux profils, même bien
Léa et Thomas, primo-accédants à Toulouse
Situation (hypothèses de base) : Revenus nets combinés 4 200 €/mois, apport 28 000 €, loyer actuel 900 €/mois. CDI tous les deux depuis 3 ans.
Le bien : T3 neuf de 65 m² à 265 000 € (Toulouse Zone A, PTZ éligible).
Emprunt : 237 000 € (avec PTZ sur 40 %), taux 3,26 %, 20 ans. Mensualité : 1 380 €. Taux d'endettement : 32,8 %. Projet validé.
Ce que le choix implique : Arrêt immédiat du loyer (900 €/mois non capitalisé). 6 mois d'attente auraient représenté 5 400 € de loyers sans constitution de patrimoine. Si les taux devaient baisser à 3,00 % dans les 6 mois, une renégociation permettrait d'économiser environ 36 €/mois, soit 8 640 € sur la durée , partiellement absorbé par les loyers évités dès l'achat.
Léa et Thomas, mêmes profils, même bien, choix différent
Situation (hypothèses identiques) : Revenus nets combinés 4 200 €/mois, apport 28 000 €, loyer actuel 900 €/mois. Même T3 à 265 000 €.
Raison d'attendre : Ils estiment que leur apport (10,5 % du prix) est perfectible. Attendre 6 mois leur permettrait d'atteindre 33 400 € d'apport, renforçant leur dossier et pouvant obtenir un taux de 3,00 % au lieu de 3,26 %. Économie potentielle : 36 €/mois, soit 8 640 € sur 20 ans.
Coût de l'attente : 6 mois de loyer = 5 400 €. Si le prix du bien progresse de 1,5 % sur 6 mois (+3 975 €), le coût total de l'attente avoisine 9 375 €, partiellement compensé par l'économie de taux (8 640 €). Solde net de l'attente : environ –735 €.
Ce qui peut justifier ce choix malgré tout : Si les taux baissent de 0,50 point (scénario optimiste), l'économie mensuelle monte à 60 €/mois (14 400 € sur 20 ans), ce qui efface le coût de l'attente et rend la décision neutre financièrement.
Simulation indicative. Mêmes hypothèses de base pour les deux profils afin de permettre une comparaison directe. Calculs basés sur les taux mars 2026 (Observatoire Crédit Logement/CSA).
Quatre critères qui pèsent plus que le taux lui-même
Le taux n'est qu'un facteur parmi d'autres dans la décision d'achat. L'arbitrage entre acheter maintenant et attendre dépend moins du taux lui-même que de quatre éléments concrets :
La maturité du projet : Si le bien n'est pas encore identifié, attendre pour affiner le projet est cohérent. Si le bien est trouvé et le dossier bancaire solide, chaque mois d'attente a un coût mesurable.
Le montant du loyer actuel : Plus le loyer est élevé, plus le coût de l'attente est important. À 1 200 €/mois, 12 mois d'attente représentent 14 400 € sans capitalisation.
Le niveau d'apport : Un apport insuffisant peut justifier d'attendre pour améliorer le dossier. Un apport solide plaide pour agir dès que le projet est mûr. Pour les primo-accédants en 2026, des aides existent pour franchir le pas plus tôt.
La dynamique de prix du secteur visé : Dans une ville où les prix reculent (Nantes, Montpellier), attendre peut avoir un sens. Dans un marché en légère hausse, l'attente détériore mécaniquement le rapport qualité/prix.
Le coût caché de l'attente : Pour un locataire payant 900 €/mois, 6 mois d'attente représentent 5 400 € de loyers non capitalisés. Si les prix augmentent de 1,5 % sur la même période, le surcoût total peut atteindre 9 000 € sur un bien à 265 000 €.
L'éligibilité au PTZ : Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) peut réduire significativement le coût global du crédit pour les primo-accédants achetant dans le neuf, indépendamment du taux du marché.
FAQ : questions fréquentes sur les taux immobiliers en 2026
Les taux immobiliers vont-ils baisser en 2026 ?
Les prévisions de la Banque de France et de l'Observatoire Crédit Logement/CSA indiquent une stabilisation des taux autour de 3,15 à 3,40 % sur 20 ans jusqu'à la fin 2026 . Une légère détente est possible si la BCE poursuit son assouplissement monétaire, mais aucun retour aux taux de 2019-2021 (1 à 1,5 %) n'est envisagé à court terme. Le risque inverse (une remontée à 3,5 % en cas de tension sur les OAT) est également documenté.
Peut-on renégocier son crédit immobilier si les taux baissent ?
Oui. Si les taux baissent significativement (généralement à partir de 0,7 à 1 point d'écart avec votre taux actuel), une renégociation ou un rachat de crédit peut être pertinent. La renégociation se fait auprès de votre banque actuelle, le rachat de crédit auprès d'un établissement concurrent. Les frais de remboursement anticipé (plafonnés à 6 mois d'intérêts ou 3 % du capital restant dû selon le HCSF et les frais de dossier doivent être intégrés dans le calcul de rentabilité.
Le PTZ est-il cumulable avec un crédit immobilier classique à taux fixe ?
Oui. Le Prêt à Taux Zéro est conçu pour être utilisé en complément d'un prêt principal. Pour un T3 neuf dans une zone A (Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes, Montpellier), le PTZ peut financer jusqu'à 40 % du prix d'acquisition pour les primo-accédants éligibles sous plafond de ressources. Ce montage réduit mécaniquement le capital soumis au taux de marché, allégeant la mensualité globale.
Vaut-il mieux acheter dans le neuf ou dans l'ancien en 2026 ?
La réponse dépend du projet. L'achat dans le neuf offre des avantages spécifiques en 2026 : éligibilité au PTZ, frais de notaire réduits (2 à 3 % contre 7 à 8 % dans l'ancien), garanties décennales, performances énergétiques RE2020. L'ancien peut être plus abordable à surface égale, mais nécessite souvent des travaux dont le coût et les délais sont difficiles à anticiper précisément. À situation financière identique, le neuf réduit le risque lié au DPE et aux futures obligations de rénovation.
Sources et références
Banque de France, Panorama des prêts à l'habitat des ménages, mars 2026
Empruntis, Baromètre national des taux de crédit immobilier, mars 2026
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