Le permis de construire de la Tour Occitanie déposé

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Avatar Gilles VIDOTTO Gilles Vidotto

le 01 juillet 2020

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C’est une étape importante dans le projet de construction de la Tour Occitanie. Le permis de construire a été déposé le 25 juillet 2018 par la compagnie de Phalsbourg, le promoteur chargé de la construction de cette grande tour de 150 mètres de haut. Dans l’attente d’une validation, cette dérogation permet d’engager les premiers travaux de construction et de définir le calendrier prévisionnel. Toulouse Métropole souhaite un démarrage de la construction du gratte-ciel dès l’année 2019, pour une livraison prévue dès 2022.

Le projet est-il bel et bien confirmé ? Une interrogation légitime au vu des recours judiciaires possibles, que les associations de riverains souhaitent bel et bien saisir. Le collectif “Non au gratte-ciel de Toulouse” avait, à ce sujet, confié à l’hebdomadaire informatif toulousain Actu.fr vouloir saisir le tribunal administratif de Toulouse.

Pourquoi attendre 2019 pour lancer les premiers travaux ?

Bien que le permis de construire ait été déposé courant du mois de juillet 2018, Toulouse Métropole ainsi que la Compagnie de Phalsbourg sont dans l’attente d’une validation de celui-ci. Une fois accepté, les organismes chargés de la construction du projet pourront débuter les premiers travaux sans que le juge administratif ne se soit prononcé au sujet des recours déposé, notamment par le collectif “Non au gratte-ciel de Toulouse”.

”C’est un permis de construire un peu particulier. Son instruction prendra plusieurs mois, le temps de vérifier sa totale conformité avec nos règles. En conséquence, le début de ce vaste chantier n’interviendra pas avant le second semestre 2019.”, détaille Jean-Luc Moudenc.

Toutefois, si l’on en croit un tweet du maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, en date du début du mois de juillet 2018, la voie vers l’acceptation du permis de construire semble bien engagée :

Effectivement, la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA) a émis un accord favorable au projet. Toutefois, la CNPA soumet la construction de la Tour Occitanie à trois conditions majeures :

La Tour Occitanie et le TESO

TESO, ou Toulouse Euro Sud Ouest, est le coeur névralgique de la métropole toulousaine. Bâti autour de la gare Matabiau, ce pôle d’affaires vise à assouvir la volonté de Toulouse Métropole de s’imposer comme l’un des plus puissants centres économiques du sud-ouest et de toute la France. Dans ce cadre, la construction du gratte-ciel toulousain permettrait de symboliser, par la pierre, la puissance de la ville de Toulouse.

TESO est réparti sur 40 hectares. Il comprend 300.000m² de surface de bureaux et d’activités tertiaires, 3.000 logements, des commerces, des services ainsi que des infrastructures de loisirs. La Tour Occitanie, quant à elle, regroupe l’ensemble de cela, mais à une échelle plus petite. Effectivement, le gratte-ciel pourrait compter, entre ses murs, entre 100 et 120 nouveaux logements neufs. Par ailleurs, un hôtel Hilton pourrait bien prendre place au sein de ce building. De même, un restaurant au plus haut de la tour, offrant une vue panoramique sur toute la ville, est prévu.

La Tour Occitanie, un édifice végétalisé

Daniel Libeskind est l’architecte chargé de la construction de la Tour Occitanie. Dans ses pensées, il a imaginé une tour végétalisée. Nicolas Gilsoul, un architecte et paysagiste français, a relevé le défi. La construction d’immeubles végétaux n’est pas quelque chose de nouveau. En outre, en Europe, la ville de Milan en Italie abrite le Bosco Verticale, un immeuble aux façades recouvertes de verdures.

Toutefois, contrairement à ce building italien, celui de Toulouse sera doté d’une plus grande variété d’espèces : “avec 200 à 300 espèces végétales différentes, contre seulement 15 à Milan”. Dès lors, c’est une véritable forêt verticale de 88 jardins suspendus qui verra le jour. Un système d’arrosage assisté par ordinateur sera mis en place afin d’alimenter parfaitement l’ensemble des jardins. Pour autant, Nicolas Gilsoul souligne le fait que ce type d’arrosage n’est pas économe en eau et que “les frais d’entretien seront à la charge de la copropriété”.

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