La transformation de l’aéroport Francazal

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le 01 juillet 2020

SOMMAIRE

L’aéroport Toulouse Francazal aurait pu être transformé en un studio de cinéma, finalement, il devient le siège toulousain de l’entreprise californienne Hyperloop et accueille la société de services aéronautiques Tarmac Aerosave. Cet aérodrome a perdu ses activités d’aéroport civil et laisse place à un campus d’excellence en ingénierie et à un véritable pôle économique, moteur d’emplois du sud-ouest toulousain.

Le renouveau de l’aéroport peut-il relancer les activités économiques du sud-ouest toulousain ? L’immobilier en sera-t-il impacté ?

Les activités actuelles de l’aéroport Toulouse Francazal

L’aérodrome Toulouse Francazal est un aéroport civil situé sur les communes de Portet-sur-Garonne, de Cugnaux et des quartiers du sud de Toulouse. Aujourd’hui, l’aérodrome a perdu ses activités d’antan et est occupé par les sociétés Tarmac Aerosave et Hyperloop.

Les capsules supersoniques Hyperloop se construisent à Francazal

Début 2017, la société californienne Hyperloop TT annonce que l’aérodrome Francazal sera le siège toulousain de la mise au point du train du futur : des capsules supersoniques circulant à près de 1200 km/h.

L’ancienne base militaire Francazal est alors amenée à considérablement changer ses activités et est en proie de devenir un centre de recherche et de développement. En somme, un pôle d’excellences dédié à la construction des premiers prototypes des trains Hyperloop, à l’innovation, à la robotique et à la l’élaboration de drones et de véhicules autonomes.

Avec l’installation de la société Hyperloop, l’ancienne base militaire Francazal s’impose comme un nouveau bassin d’emplois de l’aire toulousaine. D’ailleurs, pour les dirigeants Hyperloop, s’installer dans la ville rose est un choix limpide :

”Toulouse est un choix naturel et évident. Ici, il y a un écosystème sain et un pôle d’activités technologiques performant.”, Bibop Gresta, dirigeant chez Hyperloop TT.

Hyperloop souhaite, également, compléter son implantation toulousaine en proposant une véritable “Hyperloop Academy”. Un centre d’enseignement supérieur proposant des formations axées sur les secteurs d’activité de la société américaine.

Tarmac Aerosave recycle les avions à Francazal

Tarmac Aerosave est une société française née de l’union entre Airbus, Suez et Safran. En activité depuis 2006, cette entreprise figure comme un centre de déconstruction d’avions en fin de vie. Pour fêter ses 10 ans, la société a annoncé son installation au sein de l’aérodrome Francazal.

Dès lors, avec cette nouvelle installation, la société compte bien booster ses activités. Et pour cause, en dix ans, l’entreprise est parvenue à démanteler 125 avions. Grâce à cette annexe, Tarmac Aerosave pourra doubler ses activités et contribuer au bon recyclage des carcasses d’avions. Il s’agira alors de la troisième implantation de Tarmac Aerosave, après son siège social à Tarbes et une société à Tuel en Espagne. D’ailleurs, le chiffre d’affaire a triplé en deux ans d’activité en atteignant les 40 millions d’euros de bénéfice en 2016. D’ici cinq ans, Tarmac Aerosave prévoit de doubler son activité avec des implantations sur les sols asiatiques et américains.

L’histoire de l’aérodrome Francazal

Francazal est le tout premier aéroport public toulousain inauguré en 1923. En 1934, l’aérodrome de Francazal, ou “BA 101” dans le jargon militaire, fut la toute première base militaire de l’armée de l’air française. Dissoute en 2010, après 75 ans d'existence, elle a été reprise par le groupe canadien SNC Lavalin qui détient une partie de l’aéroport. Le reste est une propriété de l’État, destinée à y installer de grandes entreprises contribuant à la bonne santé économique de Toulouse Métropole.

Pendant un temps, l’avenir de l’aérodrome a été en suspens. Mais courant d’année 2012, un projet de studios de cinéma a été suggéré. Portant le nom d’Hollywood-Garonne, la préfecture du 31 a, toutefois, refusé ce projet. En cause : “une manifestation d’intérêt sans proposition de prix ni d’offre développée”, rapporte La Dépêche du Midi dans un article datant de décembre 2012.

Les nouvelles activités de l’aéroport Toulouse Francazal peuvent-elles rebooster l’immobilier du sud-ouest toulousain ?

Plus un territoire est fort économiquement, plus il a tendance à accueillir de nouveaux arrivants. C’est en parti le cas à Toulouse. L’agglomération toulousaine accueille chaque année près de 10.000 nouveaux habitants. Afin de répondre à cette demande croissante de logements, les programmes immobiliers neufs se multiplient à travers la métropole et Toulouse est surnommée : “le berceau de l’immobilier neuf”.

Le renouveau de l’aérodrome Francazal, en véritable pôle économique, sera générateur d’emplois et, par conséquent, entraînera la croissance de la population. Les promoteurs immobiliers toulousains et nationaux l’ont bien compris. C’est en cela qu’ils bâtissent des appartements neufs ou des maisons dans les communes du sud-ouest toulousain. IMMO9, recense, à ce jour, plus d’une dizaine de programmes neufs à Cugnaux.

Prix selon typologie à Cugnaux
Données IMMO9
Prix moyen d’un T2 153.244€
Prix moyen d’un T3 204.859€
Prix moyen d’un T4 255.600€

Bien que le quartier Basso Cambo s’impose comme un centre d’affaires, la transformation de l’aérodrome Francazal permet de donner un second souffle à l’économie du sud-ouest toulousain.

Sources :

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