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Toulouse s'étend au Paléficat : 7.000 logements en construction

Paléficat vu du ciel, et derrière le périphérique, la ville de ToulouseCrédit photo : Image & données cartographiques © Google 2019

Le quartier de Paléficat est situé au Nord-Est de Toulouse. Bordé au Sud par le périphérique, à l’Est par le ruisseau de l’Hers et traversé par le Boulevard Urbain Nord, Paléficat est limitrophe de la commune de Launaguet et affiche un paysage rural et verdoyant.

La municipalité de Toulouse envisage de profondément modifier le visage urbain du quartier de Paléficat. Cette zone, couverte de champs et encore occupée par les emblématiques « Toulousaines », va voir la construction de nombreux immeubles organisés autour du château de Paléficat. Un projet urbain établi sur 96 hectares6.720 logements, pouvant accueillir près de 20.000 habitants, sortiront de terre d’ici 2030.

Un « paradis vert » en pleine mutation

Paléficat est un lopin de terre de près de 110 hectares de superficie au nord-est de Toulouse. Le quartier est bordé par le ruisseau de l’Hers à l’est et par le périphérique au sud. Depuis le début des années 2010, le quartier a vu quelques constructions s’établir sur son territoire.

La plus importante transformation qu’est en train de vivre la ville reste celle de la mise en place du Boulevard Urbain Nord. Ce projet représente un potentiel d’urbanisation et de développement économique décisif pour le Nord toulousain. Effectivement, il vise à aménager une voie de circulation spécifique pour les modes de transports en commun, l’objectif étant de permettre une meilleure desserte du nord de l’agglomération.

Jadis, le Paléficat était une zone de marais, comme les quartiers Borderouge ou Grand Selve. Le territoire dispose d’une nappe phréatique à 4 mètres de profondeur, mais le risque d’inondation est aujourd’hui parfaitement écarté.

Le quartier est encore recouvert de champs. La voirie, d’ailleurs, ressemble plus à des chemins agricoles de campagne qu’aux rues d’une grande métropole européenne. Toutefois, ce « paradis vert » va changer d’aspect. Il sera davantage bétonisé et les constructions immobilières vont modifier le paysage urbain.

Les aménagements prévus dans le quartierCrédit photo : © Plan extrait du document de concertation de Toulouse Métropole pour la Réunion publique « Paléficat - Rives de l’Hers : Mon quartier demain »

6.720 logements neufs pour accueillir près de 20.000 nouveaux habitants d’ici 2030

Le Paléficat est à l’aube d’une important mutation de son territoire. Effectivement, les grands champs verdoyants, occupés par quelques parcelles urbaines ou par des entreprises, vont voir « pousser » des immeubles, comme cela a été le cas pour les quartiers de Borderouge et du Grand Selve il y a une dizaine d’années.

La transformation du Paléficat doit se faire progressivement jusqu’en 2030. Elle prévoit une opération immobilière qui sera bien plus importante que celle qui a été réalisée au sein de l’écoquartier de la Cartoucherie, des milliers d’habitants étant amenés à investir le quartier.

« Sur 96 hectares, la production est estimée à 6.720 logements et 19.200 individus (habitants et emplois) sur une durée de 20 à 30 ans. »
Extrait du dossier de concertation sur le renouveau de Paléficat – Toulouse Métropole – 2018

Cet espace, qui n’est pour l’instant que très peu peuplé, a vocation à devenir un quartier aussi important qu’une ville de Toulouse Métropole. Le Conseil départemental a souligné que des équipements et des services y seraient installés. Par exemple, un collège de 600 places à Paléficat-Grand Selve doit être bâti. Il effectuera sa première rentrée en 2023.

Des craintes avaient toutefois été exprimées. Certains Toulousains avaient peur que cette opération d’urbanisation de masse change de trop le Paléficat. Pour cela, Annette Laigneau, l’adjointe en charge de l’urbanisme à la mairie de Toulouse, s’est voulue rassurante. Elle affirme en effet que ce projet ne ressemblera en rien à ce qui avait été fait à Borderouge :

« Il y aura certes un peu de densification le long de l’axe important que constitue le Boulevard Urbain Nord (BUN) mais pour le reste, la nature sera excessivement présente dans notre projet. L’agriculture est quant à elle très présente sur les franges de la rivière Hers et notre projet pour le quartier Paléficat ne fera que la conforter sur cet espace des berges. Pour l’heure, les seules constructions qui sont réalisées se font sur le périmètre de la rue Edmond Rostand. Le reste du quartier est gelé. »
Annet Laigneau, adjointe en charge de l’urbanisme à la mairie de Toulouse

La transformation de ce petit coin de paradis bordé par l’Hers devrait donc suivre une ligne directrice qui, vraisemblablement, souhaite préserver l’aspect naturel et bucolique de Paléficat.

les aménagements prévus dans le quartierCrédit photo : © Plan extrait du document de concertation de Toulouse Métropole pour la Réunion publique « Paléficat - Rives de l’Hers : Mon quartier demain »

La Métropole souhaite restructurer le secteur

La restructuration des 96 hectares de Paléficat est un grand projet urbain visant à changer le visage de ce secteur, aujourd’hui encore ancré dans le siècle dernier. Il fait d’ailleurs partie des six projets phares menés par Toulouse Métropole avec :

En février 2018, Toulouse Métropole avait énoncé les principaux objectifs permettant de cadrer la mutation du Paléficat. Elle a ainsi prévu que soit opéré sur le secteur un développement urbain maîtrisé et harmonieux. Effectivement, le « nouveau » Paléficat devra être un exemple, et répondre à la définition de la « ville de demain ». En somme, un lieu de vie respectueux de la nature et capable de développer une véritable activité économique de part et d’autre du périphérique toulousain.

« L’aménagement du secteur apparaît comme l’occasion de structurer et de renforcer une mixité (logements/ activités) mais aussi de l’organiser (apport et structuration d’équipements, commerces, services, mixité d’habitat). Le projet devra proposer une organisation spatiale des différentes occupations et des déplacements grâce à un réseau viaire efficace et une hiérarchisation des espaces publics »
Extrait du dossier de concertation sur le renouveau de Paléficat – Toulouse Métropole – 2018
Le château de PaléficatCrédit photo : © Toulouse Métropole

Le château de Paléficat, le coeur du futur quartier

Le château de Paléficat est situé au centre du quartier, tout près du boulevard urbain nord. L’édifice est au cœur de la transformation du Paléficat. Le site du château comprend en tout 5.5 hectares, dont 3 ha dédiés au parc. Actuellement, le bâtiment est occupé par des logements. Mais avec le projet « Paléficat-Rives de l’Hers », il doit être reconverti pour accueillir des équipements ou des services publics. Et pour cause, la nouvelle utilité du château s’inscrit dans le grand projet urbain « Dessine-moi Toulouse ».

L’opération Dessine-moi Toulouse avait été annoncée par Jean-Luc Moudenc lors du marché international des professionnels de l’immobilier (MIPiM) le 14 mars 2018. L’objectif de cette initiative est de complètement repenser plusieurs sites historiques toulousains, dont le château de Paléficat, tout en conservant leur authenticité et en leur offrant de nouvelles utilités. « Dessine-moi Toulouse » s’adresse à tous les acteurs de l’aménagement et de l’économie et aux associations souhaitant rassembler leurs compétences et leurs idées. L’annonce des projets lauréats se fera à l’occasion du prochain MIPiM à Cannes, courant mars 2019.

Des points de discorde dans le projet

Une Toulousaine, ici dans le quartier des MinimesCrédit photo : © Traumrune [CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)] via Wikimedia / Date de l’image : septembre 2009

Est-ce la fin des Toulousaines ?

Le long de la rue Edmond-Rostand, qui est actuellement la zone la plus urbanisée du quartier de Paléficat, de nombreuses constructions immobilières sortent déjà de terre. Mais afin de pouvoir implanter de nouveaux projets immobiliers neufs, la ville de Toulouse a besoin de davantage de foncier. Pour cela, la municipalité rachète des bouts de terrain, et détruit ce qui est construit, pour ensuite rebâtir de nouveaux complexes immobiliers.

Le nord de Toulouse était une terre maraîchère. Au XVIIIe siècle, ces grandes étendues de verdure étaient des lieux de culture et notamment de la violette. Cette fleur emblématique de la région toulousaine était convoitée pour son nectar. Les agriculteurs vivaient dans des pavillons appelés les « Toulousaines ». Ces maisons emblématiques de plain-pied étaient construites en briques pleines. Leur façade principale était un mur gouttereau et leur toiture était faite en tuiles à deux pentes. À l’heure actuelle, on en retrouve encore quelques-unes dans le quartier de Borderouge, des Minimes, ou de Croix-Daurade.

Toutefois, à Paléficat, « quatre à cinq Toulousaines disparaissent chaque année dans cette rue (rue Edmond-Rostand [NDLR]) », soulignent les habitants du quartier interrogés par le média Actu.fr. Une disparition qui semble faire de la peine aux plus anciens du quartier.

La crainte de l’asphyxie routière

Qui dit constructions immobilières, dit arrivée de masse de nouveaux habitants. Une situation imminente qui alarme les habitants du quartier. Ils anticipent une réelle asphyxie routière, et craignent que le Paléficat devienne l’entonnoir du nord de Toulouse, où se déverserait tout le trafic routier en provenance des villes voisines.

Une situation d’autant plus à craindre que les futurs aménagements prévoient la réalisation d’un pôle économique dédié à des activités artisanales, la construction de nouvelles routes ainsi que des 6.500 nouveaux logements, le tout organisé le long du boulevard urbain nord (BUN). Or cet axe routier sera la seule option en terme de réseaux de transports en commun, puisque d’ici 2030, c’est ici que circuleront les bus sur une voie qui leur sera spécifiquement dédiée. Le problème de la circulation reste donc entier, mais c’est un point que les aménageurs comptent bien prendre en charge dans les dernières redéfinitions des infrastructures routières nécessaires à soutenir le projet.

Le chemin de PaléficatCrédit photo : Août 2017 © Google 2019

Les habitants souhaitent plus de concertation et d’harmonisation architecturale

L’association « Bien vivre à Paléficat » a été créée au mois de juillet 2004. Dans le cadre de la transformation du quartier, le groupe associatif souhaite être davantage consulté par la municipalité toulousaine. Effectivement, les habitants du quartier se sentent mis à l’écart. Toutefois, comme le souligne l’association, les Toulousains du Paléficat ne sont pas contre la transformation de leur quartier :

« Dans le quartier, tout le monde a bien compris qu’il faut densifier la ville et nous ne sommes pas contre la densification. À aucun moment nous ne remettons en cause la construction d’immeubles car nous connaissons la nécessité de loger les 15 000 habitants qui arrivent chaque année dans notre agglomération. Nous demandons juste à être intégrés aux discussions et ne plus seulement subir les changements. À Paléficat, les démolitions sont actuellement massives et des constructions sans cohérence, sans aucun lien architectural, sans commerce et sans vie, se multiplient. »
Porte-parole de l’association « Bien vivre à Paléficat »

Pour autant, la municipalité ne cesse d’affirmer que la mutation de Paléficat ne peut pas s’effectuer sans l’avis des habitants : « C’est un projet d’Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) qui a été approuvé par les associations du quartier dans le cadre d’une concertation. Nous allons continuer à travailler avec les habitants. Cela sera d’ailleurs l’une des consignes que nous donnerons à l’aménageur qui sera choisi », détaille Annette Laigneau, adjointe en charge de l’urbanisme à la mairie de Toulouse.

Les habitants affirment effectivement qu’ils ont été consultés au sujet du projet de réhabilitation du château de Paléficat. Mais ils se sentent dupés et trompés par la mairie toulousaine : « Nous regrettons de nous être mobilisés à fond autour du projet du château de Paléficat pendant qu’on nous construisait des horreurs en douce. »

Il reste à espérer que la réalisation du projet d’aménagement de Paléficat saura apporter son lot de bénéfices aux habitants installés, et leur permettra de s’impliquer davantage dans la transformation radicale que leur « quartier-village » est en train de vivre. Ainsi, l’accueil des futurs résidents pourra se faire dans l’équilibre et l’harmonie, ingrédients nécessaires à une vie de quartier apaisée et à une saine communauté.

Sources :

  • « Toulouse. Le dernier quartier « rural » de la Ville rose va accueillir 15 000 nouveaux habitants », par David Saint Sernin - La Tribune.fr, 01/03/2019
  • Réunion publique – Paléficat Rives de l’Hers : Mon quartier demain - Toulouse.fr, 29/03/2017
  • « Toulouse : le village d'insertion de la discorde à Paleficat » - France Bleu Occitanie.fr, 20/07/2015
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